Approche

Les différentes études sur les psychothérapies actuelles montrent qu’aucune n’est nettement supérieure à l’autre et qu’elles sont globalement efficaces. Ce qui est déterminant pour la réussite d’un accompagnement psychologique est la qualité de la relation. C’est la confiance mutuelle établie entre un patient et un thérapeute qui est capitale. La personnalité du thérapeute et ses choix thérapeutiques sont largement influencés par les théories qui l’inspirent. C’est pourquoi il me parait important de vous faire part de celles qui sous-tendent ma clinique.

Ce sont les psychanalystes qui ont travaillé sur la qualité des liens précoces qui m’ont guidée car les expériences de l’enfance marquent de façon durable notre psychisme.

L’intérêt porté au bébé et son observation scientifique ont permis de mettre en lumière que le bébé considéré, comme immature et passif, était en réalité compétent et actif. Il est doté, dès sa conception, d’une vie affective et cognitive qu’il faut nourrir pour qu’il se développe harmonieusement. R.SPITZ a montré que l’absence de liens affectifs pouvait conduire l’enfant a un retard de développement, à la dépression et parfois même à se laisser mourir. D.WINNICOTT dès 1978 dit : « un bébé tout seul ça n’existe pas » au sens ou il n’existe pas sans sa mère. Pour lui, la relation précède l’individu et pas le contraire. C’est l’ajustement de la mère à son bébé et la qualité affective de ses soins (handling et holding) qui sont importantes. D.STERN parlera à ce sujet « d’accordage affectif ». J.BOWLBY explique que le besoin le plus primaire chez l’enfant est le besoin d’attachement. Ce lien d’attachement à sa mère donne la sécurité de base à l’enfant qui lui permettra de se développer.

L’ensemble de ces recherches montrent que pour se développer l’enfant a besoin d’un tissu relationnel. La dimension affective est au premier plan. L’attention, la chaleur, la tendresse, l’admiration dont l’enfant est entouré lui apportent une base de sécurité lui permettant de se construire comme le dit Edmond MARC.
Cette nouvelle représentation du bébé mais aussi de l’enfant ouvre de nouvelles perspectives éducatives. La « non violence », la bien-traitance chère à D.RAPOPORT, l’écoute et le respect sont au cœur de ma pratique car les manques de l’enfance provoquent, bien plus souvent qu’on ne le pense, des souffrances pour les adultes dans leur rapport à eux-mêmes et leur rapport aux autres.

La relation thérapeutique ne peut effacer les relations pathogènes qui sont à l’origine des problèmes actuels du patient. Elle propose au patient une expérience relationnelle différente qui va à la fois exercer une action corrective, sur ce qui dans le rapport à l’autre, est pour lui source de frustration, de souffrance et d’échec, et lui apporter ce qui lui a manqué par le passé : attention, écoute, compréhension, affection, reconnaissance… En bref, la thérapie s’efforce d’amener le patient à vivre des relations « saines » là ou prévalaient des relations toxiques. « Tout au long de la vie nous restons des êtres de changement c’est pour cette raison que la psychothérapie fonctionne, que la résilience est possible » nous dit Pierre CANOUI.

Aujourd’hui je me forme à l’Haptonomie, science de l’affectivité qui sort de la conception dualiste qui sépare le corps de l’esprit. Cette science fondée par Frans VELDMAN et que Catherine DOLTO et bien d’autres continuent de développer s’intéresse à l’épanouissement complet de l’être humain à travers sa sensibilité et sa sensibilité aux autres.